2.3.Enquêtes

Le rapport de la commission Warren semble tirer des conclusions simplistes à certains sujets puis d'autres aspects de l'enquête sont assez suspects. Outre la thèse fournie par cette commission, il y a la théorie du complot. Qu'est ce qui n'a pas été dit officiellement, quels faits n'ont pas été traité dans l'enquête, à qui a pu profiter l'assassinat du Président Kennedy ?

 Complément d'Enquête.

 

Le mystère d'Oswald:

Arrestation et meurtre d'Oswald. Revenons à ce 22 Novembre 1963. Des coups de feu éclatent, le président est touché, la foule est en panique. Des témoins déclarent avoir entendu des tirs provenant du TSBD. Un policier y entre pour voir ce qu'il en est. Entre temps, les gens peuvent encore y circuler librement, y entrer, en sortir : Pourquoi le bâtiment n'est bouclé que 10 minutes après les faits ? Deuxième point. Gerry Hill, de la police de Dallas, nous dit dans le reportage « JFK : autopsie d'un complot », que la seule description banale d'un individu qui serait sorti du TSBD, donnée par un témoin qui était sur le Grassy Knoll, a suffi pour désigner Lee Harvey Oswald. Aussi, la police affirme avoir suspecté Oswald car il aurait quitté son poste après les coups de feu. Mais plusieurs employés ont aussi quitté les lieux dans l'agitation générale. 

Comment expliquer que la police ait rapidement dirigé ses recherches sur Oswald, alors que rien ne l'accusait plus qu'un autre ?

 

 

(Lee Harvey Oswald)

Il faut aussi savoir qu'après la fouille du TSBD, le FBI de John Edgar Hoover s'est rapidement emparé de toutes les pièces à conviction ainsi que le Mannlicher Carcano, fusil qu'aurait utilisé Oswald. Ceci aura pour conséquence des relations tendues entre Police de Dallas et FBI durant l'enquête, ce qui n'arrangera pas la situation : le FBI cherchera à masquer ses erreurs plutôt qu'à mener une enquête neutre. Ainsi, Oswald sera interpelé au Texas Theater et conduit au commissariat de Dallas. Rapidement, la police jugera préférable de transférer Oswald à la prison du Comté. Le transfert est prévu le 24 Novembre. Il sera diffusé en direct par les télévisions américaines. Sur place, des journalistes sont là ainsi que plusieurs personnes, pour voir Oswald. De cette foule, sortira soudainement Jack Ruby qui tuera Lee Harvey Oswald en direct. Ruby déclarera avoir agi pour venger le président et éviter à Jackie Kennedy un procès long et douloureux. Celui-ci sera condamné à la peine de mort pour ce meurtre : il fera appel de son jugement. Cependant, durant son interrogatoire par la commission Warren, il les suppliera de le transférer à Washington car il craignait pour sa vie. 

Pour quelles raisons un homme qui aurait agi en patriote pour venger son président craindrait-il pour sa vie ? 

Al Madox, policier de Dallas affirme avoir reçu un papier de Jack Ruby qui souffrait d'un cancer. Dans ce morceau de papier, que Ruby lui a discrètement donné en lui serrant la main était inscrit « j'ai agi pour faire taire Oswald ». Evidemment, ce détail n'est pas présent dans le rapport de la commission Warren.

Etranges directives des chefs représentants de l'ordre:

Rappelons que le Texas School Book Depository se trouve sur Dealey Plaza. Non loin de là, dans ce quartier se trouvent le Palais de Justice, le Bureau du Chérif ainsi que les locaux du FBI. C'est-à-dire que même sans le passage du président, Dealey Plaza est située dans une zone normalement très sécurisée et contrôlée par les représentants de l'ordre.

Comment expliquer que, dans de telles circonstances, en plus de l'arrivée du président dans un contexte compliqué, expliqué précédemment, des effectifs accrus n'aient pas été mis en place, ou au moins un minimum d'agents de police pour assurer la sécurité de l'évènement?

Passons, une fois au commissariat, Jay Harisson nous explique que les interrogatoires d’Oswald et des intéressés dans l'affaire ne se sont pas déroulés comme d'habitude, puisqu'ils étaient préparés et pilotés par Washington : il fallait poser telle question et obtenir telle réponse, de façon à faire coïncider les témoignages avec la conclusion que voudrait tirer la Commission Warren. Ainsi, la Commission Warren donnera des conclusions douteuses à certains sujets car avec l'aide du FBI, certains témoins qui ne plaisaient pas furent écartés.

Pourquoi la Police de Dallas n'a-t-elle pas été autorisée à mener son interrogatoire à sa manière et pourquoi le FBI ainsi que la Commission Warren ont-ils omis certains témoignages ?

Les tirs de Lee Harvey Oswald:

Un seul tireur, qui est Oswald, depuis le 6e étage du TSBD a tiré 4 coups de feu dont 1 mortel. Telle est la conclusion officielle. 

Lorsque l'on visionne le film d'Abraham Zapruder, on voit la tête de Kennedy basculer vers l'arrière quand il est atteint de la balle fatale. Inutile de dire que seul un tir provenant de face peut provoquer un tel mouvement vers l'arrière. Plusieurs témoins affirment avoir entendu des coups de feu provenant de derrière le Grassy Knoll, ainsi que de la fumée. En plus, le témoin Bill Newman, qui se situait entre le monticule herbeux et la voiture présidentielle se jette à terre après le coup de feu, se sentant dans la ligne de mir du tireur. Aussi, quelques heures avant le passage du cortège, il y avait un embouteillage sur Elm Street. Les voitures étaient restées immobiles durant une vingtaine de minutes. Un femme affirme avoir vu un homme sortir de l'arrière d'un camion devant elle, portant une sorte d'étui de fusil et se dirigeant vers le parking derrière le Grassy Knoll. Elle affirme aussi avoir reconnu Jack Ruby au volant du véhicule. Son témoignage ne sera, à aucune reprise, mentionné. Bobby Hargis, motard du cortège présidentiel, qui roulait derrière la limousine de Kennedy, affirme avoir reçu sur lui de la matière cervicale. Ceci prouve bien que le tir ne peut provenir que de face pour qu'un homme à l'arrière de Kennedy soit touché par une éclaboussure due à l'impact.

 

(Dealy Plaza)

Comment la commission Warren, ainsi que le rapport du FBI et celui de la HSCA peuvent ils conclure à la présence d’un seul tireur se situant au 6ème étage du dépôt de livres, quand ils ont entre leurs mains tous ces éléments et pourquoi les témoignages cités n'ont ils pas été pris en compte ?

Parlons maintenant de l'autopsie du président. On voit, encore une fois, sur le film de Zapruder, qu'un morceau assez conséquent de la tête de Kennedy est littéralement explosé. Pourtant, sur la photo officielle du cadavre du président après autopsie, le visage est intact. Lois Ligget dans une interview nous raconte que son ex-mari, John Ligget, embaumeur aux pompes funèbres de Dallas a été appelé en urgence car le président venait d'être assassiné et qu'ils avaient besoin de lui. Celui-ci ira à la morgue et ne rentrera plus chez lui durant 24 heures. A son retour, il ordonnera à sa famille de faire leurs valises pour quitter Dallas. Les Ligget quittent alors Dallas. Lois dira qu'après celà, John était tendu et fumait « cigarette sur cigarette » en regardant la télévision, jusqu'au 24 novembre où il apprit en regardant la télévision la mort d'Oswald, désigné comme assassin du président. Il dira alors « maintenant, on peut retourner à Dallas ». De retour chez eux, John Ligget reprendra le cours de sa vie, mais très vite, il disparaît. Il ne sera revu que très récemment, en 1997 par Lois, à Las Vegas au HorseShoe, un casino. La voyant, il demandera à la sécurité de la faire sortir.

Comment expliquer que le visage du président, gravement endommagé, soit parfaitement intact à l'autopsie ? Pourquoi aurait-on ordonné à Ligget de le réparer alors qu'encore aucune conclusion certaine n'est donnée quant à l'enquête balistique ? Aussi, comment interpréter l'étrange histoire de John Ligget à partir de ce 22 Novembre 1963 ?

L’homme oublié: 

 Nathan Darby, expert de la police scientifique a découvert une empreinte au TSBD autre que celles d’Oswald. Selon lui, elle aurait été déposée au moment du crime et correspondrait à celle d’un homme tendu car elle comportait des traces de transpiration. Cette empreinte a été mise aux oubliettes après l’inculpation d’Oswald par la Commission Warren. Après la comparaison avec plusieurs empreintes de malfaiteurs connus des services de police, Darby trouve 33 points de comparaison avec celle d’un certain Malcolm Everett Wallace, alors qu’il n’en faut que 6 pour envoyer un accusé à la chaise électrique. Jay Harrison en informe le FBI. Leur réponse sera « laissez tomber, laissez faire le FBI ». Pendant 10 ans, il tentera de mettre la main sur le dossier FBI de Mac Wallace : inexistant. Quand enfin il le trouvera, le dossier sera complètement censuré ( surligné en noir ).

Qui est ce Malcolm Everett Wallace ? Pourquoi le FBI aurait il cherché à couvrir cet étrange individu ? Que faisait-il au TSBD le 22 Novembre 1963 ?

 

(Malcolm Everett Wallace)

Malcolm E. Wallace est un tueur connu et protégé du FBI , comme, lorsqu'en 1952 il sera reconnu coupable et passible de la peine de mort pour le meurtre du golfeur John Keintzer mais qu’il ne sera condamné qu’à seulement 5 ans d'emprisonnement avec sursis. Wallace avait ainsi déclaré « je travaille pour LBJ ». En 1960, Henry Marshall, cadre important de l’agriculture Texane, allait dénoncer une affaire de corruption concernant les riches industriels texans. Incorruptible, les intéressés n’ont pas pu le payer pour le faire taire. Il sera retrouvé mort tué de 5 balles dans son ranch : Le shérif conclut au suicide, ce qui est ridicule vu le nombre de balles et sachant que l’arme utilisée était un fusil manuel. Billie Sol Estes envoie une lettre au département de la Justice en disant qu’il est prêt à livrer des preuves contre Wallace pour son implication dans 8 assassinats. Il déclarera « Mac Wallace a tué Marshalll. {...}Il me l’a dit. » Billie Sol Estes, qui possède plusieurs enregistrements, en a fait écouter un à Tom Bowden, chercheur passionné par l’affaire Kennedy, où l’on entend Cliff Carter, le bras droit de LBJ dire : « LBJ devient parano, je regrette de m’être impliqué dans cet assassinat ». Cliff Carter mourra peu après, mystérieusement, dans un hôtel minable. Sol Estes est en vie aujourd’hui encore, grâce à ses enregistrements tenus secrets qui constituent des preuves accablantes contre le clan LBJ. Wallace est officiellement mort en 1971 en voiture, mais il sera, en fait, vu à Las Vegas en 1979 et 1981, au HorseShoe le même casino où sera vu, 16 ans plus tard, John Ligget ...

Il y a donc deux acteurs importants du 22 Novembre qui ont été vus après leur mort au HorseShoe à Vegas. Pourraient ils avoir été protégés ? Par qui ?

Nous avons dans le peu d’archives du FBI des échanges de courriers rapides et personnels entre Wallace et John E. Hoover.

 

(John E. Hoover)

Combien de personnes peuvent dialoguer avec le patron du FBI en personne ?

 

Les Complots:

Il existe différentes interprétations concernant les issues des enquêtes menées, qui mènent à plusieurs thèses :

- Il y a tout d’abord la thèse officielle, qui est la conclusion de la Commission Warren. L’assassinat de Kennedy serait le fruit des folies d’un homme comme n’importe quel autre qui se trouve être Oswald. Celui-ci aurait préparé et effectué l’attentat seul, du début jusqu’à la fin.

- La deuxième thèse soutenue par quelques spécialistes et longtemps considérée comme très plausible, est celle qui attribue à Oswald le statut d’agent double qui aurait agi sous l’autorité de l’URSS. Cette thèse s’appuyait sur le contexte politique de l’époque ainsi que sur l’étrangeté des allers et retours d’Oswald entre l’URSS et les Etats-Unis. 

- La dernière thèse, qui est aujourd’hui la plus logique, est celle qui accuse le clan texan dirigé par LBJ d’avoir voulu liquider un président qui avait des positions qui ne leur convenaient pas, telles que le fait d’être favorable à un retrait des troupes US du Viet-Nam, la suppression des avantages fiscaux accordés aux industriels agricoles texans, ou encore la décision de commencer une lutte contre le crime organisé, domaine où est incontestablement impliqué le clan texan. Selon Tom Bowden ( chercheur expert de l’assassinat de JFK ), c’est l’histoire simple d’un homme qui voulait devenir président, et de ceux qui l’ont soutenu. Ne supportant plus ce président, ce clan texan aurait voulu mettre son homme à la place.

 

Aujourd’hui, en tenant compte de tous les éléments présents, il est clair que l’attentat perpétré ce 22 Novembre 1963 est bien du à un complot, et non à la folie d’un citoyen parmi d’autres. 

Par ailleurs, de nombreux outils, comme la balistique, sont à disposition des enquêteurs pour élucider cette énigme.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site