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2.Balistique interne, externe, terminale

 

La balistique se décompose donc en 3 parties :

 

-La balistique interne :

 

La balistique interne, ou la science qui étudie ce qui se passe à l'intérieur des armes à feu lors du tir.

La majeur partie de la balistique interne s’intéresse aux affectations : elle étudie la taille, le diamètre, la quantité de poudre, la masse de la cartouche, etc, pour pouvoir fabriquer les meilleures cartouches qui auront le meilleur rendement possible suivant les cibles.

Dans les affaires criminelles, la section balistique s’intéresse beaucoup à cette science, mais pas sous cet angle. La section balistique étudie les stries qui rendent chaque balle unique.

Une balle tirée par une arme provient toujours d’une munition, constituée d’un étui, rempli de poudre, et fermé par une balle. Pour que cette balle parte en ligne droite, et atteigne la cible visée, elle doit absolument tourner sur elle-même. Ce mouvement est provoqué par des rayures en formes de spirales sculptées à l’intérieur du canon. Le diamètre de la balle étant un peu plus gros que celui du canon, la balle va y pénétrer en force et se mettre à tourner sur elle-même, en suivant les rayures dont le relief va s’incruster sur la balle. En fonction du nombre de rayures, de leur largeur, et de leur inclinaison, on va pouvoir identifier le modèle d’arme qui a tiré cette balle.

Mais sur une scène de crime, il arrive que la balle ne soit pas retrouvée, car elle peut être ressortie du cadavre, ou avoir été détruite lors de l’impact. Et dans ce cas, aucune identification n’est possible dessus. Il faut donc se mettre à la recherche de la douille.

Car celle-ci aussi est unique, à chaque détonation, une arme laisse sur le culot de l’étui, des micros stries qui lui sont propres, qui permettent d’individualiser une arme.

Quand le percuteur frappe l’amorce, la poudre s’enflamme, les gaz se détendent, et la balle est éjectée. Elle part dans un sens, et l’étui, lui, part de l’autre : il est expulsé sur le côté. Les traces laissées par le percuteur sur l’amorce, et celles laissées par le mécanisme d’éjection sur le fond de l’étui vont également permettre d’identifier le modèle d’arme qui a expulsé l’étui.

 

-La balistique externe et terminale :

 

Ces deux sciences sont très peu utilisées par les experts en balistique des laboratoires de police. Ils utilisent la balistique externe, qui étudie le mouvement du projectile une fois sorti du canon, uniquement pour déterminer la position du tireur, et ainsi trouver des douilles.

Ils se servent de lasers et cordes fines pour recréer les trajectoires sur la scène du crime, puis utilisent un logiciel de reconstitutions virtuelles pour « revivre » la scène. Les experts en balistique utilisent aussi la balistique extérieure en cas d’absence de balle. Si la balle a traversé le cadavre, en utilisant les points d’entrées et de sorties, les experts recréent la trajectoire et cherchent un nouveau point d’impact qui aura arrêté la balle.

La balistique terminale est, quant à elle, utilisée uniquement pour étudier les « trous » d’impact sur le cadavre. Mais cette science est encore aujourd’hui assez incomprise, malgré les progrès apportés par la technologie de la photographie aux rayons X, et des tests de simulation.

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